mercredi 25 juin 2014

Poppy Wyatt est un sacré numéro de Sophie Kinsella


Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez certainement que j'aime alterner les lectures sérieuses/difficiles/violentes avec des romans beaucoup plus fun, sans prise de tête. Surtout en période de jury littéraire où les lectures imposées, parfois ultra-violentes, ont parfois raison de mon moral, et qu'il m'est indispensable de relâcher la pression. Vous savez également que dans ce cas, Sophie Kinsella est devenue l'un de mes auteurs préférés pour me vider la tête. Mon dernier en date, Poppy Wyatt est un sacré numéro, n'a pas dérogé à la règle.

Toute une vie dans un portable
L'intrigue du roman est assez simple : lors d'une bousculade dans l'hôtel où elle enterre sa vie de jeune fille, Poppy Wyatt perd sa bague de fiançailles (précieux bijou de famille transmis de génération en génération) et se fait voler son téléphone portable. Elle qui a demandé à tous ses contacts de l'aider à retrouver sa bague, comment faire si elle n'est pas joignable ? Heureusement, la chance tourne rapidement et Poppy trouve un téléphone abandonné dans une corbeille à papier, en parfait état de marche. Mais pour le garder, il lui faudra jouer les assistantes en herbe d'un dénommé Sam au caractère bien trempé...

Très honnêtement, j'ai été assez sceptique, au début, sur la capacité de l'auteur à développer une intrigue en apparence si simple sur presque 500 pages. Mais comme à son habitude, Sophie Kinsella excelle et manie avec brio l'art du rebondissement et du quiproquo. Au final, l'intrigue évolue rapidement et on n'a pas le temps de s'ennuyer.

Poppy, l'héroïne, est drôle et rafraîchissante, gaffeuse et rigolote mais, surtout, un brin "je-me-mêle-de-tout". A ce titre, je trouve qu'elle ressemble beaucoup à Becky dans la saga de L'accro du shopping, peut-être même un peu trop. J'ai également regretté que l'évolution des relations entre les personnages, notamment la relation de Poppy avec Sam, soit finalement assez prévisible et sans grande surprise.

Qu'à cela ne tienne, vous allez passer un excellent moment en lisant Poppy Wyatt est un sacré numéro, et le léger manque d'originalité de l'intrigue se fera rapidement oublier par la facilité déconcertante avec laquelle ce roman vous fera rire et sourire.

Poppy Wyatt est un sacré numéro de Sophie Kinsella, Pocket, 2014, 480 pages

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